Éclairage des espaces commerciaux
Il n'existe pas un éclairage commercial mais autant que de secteurs. Un rayon boucherie, une bijouterie et un magasin de mobilier n'ont ni les mêmes niveaux, ni les mêmes exigences de rendu, ni les mêmes contraintes de chaleur.

Exigences par secteur
| Secteur | Éclairement | Teinte | Exigence particulière |
|---|---|---|---|
| Alimentaire frais | 500 à 1 000 lux | 3 000 K | R9 élevé, faible échauffement |
| Boulangerie | 800 lux | 2 700 à 3 000 K | Rendu des dorés |
| Textile | 500 à 1 000 lux | 3 000 K | IRC ≥ 95, uniformité de teinte |
| Bijouterie | 1 500 à 3 000 lux ponctuels | 3 000 à 4 000 K | Faisceaux très étroits, scintillement des pierres |
| Mobilier et déco | 300 à 500 lux | 3 000 K | Éclairage des matières et volumes |
| Restauration rapide | 300 lux | 3 000 K | Nettoyabilité, robustesse |
Le rendu des couleurs comme enjeu commercial
En alimentaire et en textile, un IRC insuffisant a un effet direct sur les ventes et sur les retours produits. Une viande sous une source à faible R9 paraît grise, un tissu bleu marine paraît noir. C'est le seul secteur où l'on peut établir un lien mesurable entre un paramètre photométrique et un chiffre d'affaires.
Les contraintes physiques
- En alimentaire, l'échauffement du produit impose des sources à faible rayonnement thermique et une distance suffisante.
- En bijouterie, la chaleur en vitrine fermée est un problème récurrent : privilégier les drivers déportés.
- En zone de production alimentaire, prévoir des luminaires étanches et anti-bris.
- Dans les vitrines exposées plein sud, vérifier la température ambiante admissible.
Questions fréquentes
- Faut-il un éclairage différent selon les rayons ?
- Oui en niveau et en accentuation, mais gardez une température de couleur homogène sur l'ensemble du magasin, sauf zones franchement séparées. Un patchwork de teintes donne une impression de désordre.










