Aller au contenu

Architecture

L'éclairage architectural

L'éclairage architectural ne cherche pas à rendre un bâtiment visible, mais à en révéler la géométrie et la matière. C'est une discipline de soustraction : ce que l'on choisit de ne pas éclairer compte autant que le reste.

Spot encastré de sol pour l'extérieur
Youssef Amrani2 min de lecture

Quatre techniques de base

TechniquePrincipeEffet
Lavage verticalFaisceau asymétrique à un tiers de la hauteurParoi uniforme, volume agrandi
Lumière rasanteSource à quelques centimètres de la surfaceRelief et texture révélés
Contre-jourSource derrière l'objetSilhouette détachée
AccentuationFaisceau étroit sur un pointHiérarchie, point de fuite du regard

La lumière rasante et les matières marocaines

C'est ici que le Maroc dispose d'un avantage rare. Le tadelakt, le gebs sculpté, le zellige, la pierre appareillée et le bois de cèdre sont des surfaces à fort relief ou à texture fine, dont la lumière rasante révèle des qualités invisibles en éclairage frontal. Un mur de plâtre sculpté éclairé de face est une surface plate ; éclairé en rasant depuis 5 cm, il devient un relief profond.

La sobriété, tendance dominante

Les projets récents de mise en lumière patrimoniale abandonnent l'illumination générale au profit d'une lecture sélective : quelques éléments révélés, le reste dans l'ombre. Cette approche est à la fois plus belle — elle restitue le relief et la hiérarchie du bâtiment — et plus sobre en énergie. Elle demande en revanche un travail de conception plus fin.

Les erreurs qui persistent

  • Le blanc froid sur des matières chaudes, qui grise la pierre, la terre et le bois.
  • Les projecteurs frontaux au sol, qui éblouissent le passant et aplatissent la façade.
  • L'éclairage uniforme d'un monument, qui supprime toute lecture de ses volumes.
  • Les faisceaux dirigés vers le ciel, sans objet à éclairer.
  • L'absence de plan de maintenance, qui laisse des appareils éteints des mois durant.

Questions fréquentes

Quelle température pour éclairer une façade en pierre ou en terre ?
2 200 à 2 700 K. Ce sont les seules teintes qui restituent la couleur réelle de la pierre calcaire, du pisé et de la terre crue. Au-delà de 3 000 K, la matière devient grise.
L'éclairage architectural concerne-t-il l'intérieur ?
Oui, entièrement : gorges, lavages de mur, mise en valeur de niches, éclairage d'escalier. C'est même son terrain le plus fréquent en résidentiel.

À lire également

Dans la même catégorie

Tout voir

Articles populaires

Recevez nos inspirations lumière.

Une lettre par mois : nos guides, les projets marocains qui nous intéressent et les tendances qui durent.